Canicules : l’aquaculture face au défi du stress thermique

Les canicules, un risque désormais structurel pour les piscicultures

Plusieurs épisodes caniculaires d’une intensité exceptionnelle se sont succédé en France ces dernières semaines, plaçant de nombreux secteurs sous tension. Parmi eux, l’aquaculture est particulièrement concernée.
L’augmentation significative de la température de l’eau, conséquence directe des vagues de chaleur répétées, constitue aujourd’hui l’un des principaux défis auxquels sont confrontées les fermes aquacoles, qu’elles soient à terre ou en mer. Il s’agit désormais d’une réalité opérationnelle qui impacte quotidiennement les conditions d’élevage, la croissance des poissons et dans les cas les plus sévères, la survie des cheptels.

Derrière chaque production mise sur le marché se cachent plusieurs années de travail, d’investissement et de surveillance constante. Une hausse brutale des températures peut remettre en cause en quelques jours le fruit de plusieurs cycles de production et engendrer des pertes économiques considérables.
Les conséquences sont multiples : 

  • ralentissement de la croissance des poissons
  • stress physiologique
  • baisse de l’oxygène dans l'eau
  • affaiblissement du système immunitaire et,
  • dans les situations les plus extrêmes, mortalités massives.

Les risques naturels sont des facteurs déterminants de la sinistralité auxquels les assureurs sont particulièrement sensibles lors de l’étude des risques.
Face à la répétition des épisodes caniculaires, la capacité d’adaptation des exploitations aquacoles devient un enjeu central pour préserver la production et sécuriser les élevages.

Prévenir le stress thermique : un défi quotidien pour les exploitants

Face à la multiplication des épisodes de fortes chaleurs, les exploitants doivent adapter en permanence leurs dispositifs de prévention.
Pour limiter les effets du stress thermique, les professionnels s’appuient sur plusieurs leviers : la sélection génétique, la vaccination, et la zootechnique.

Les programmes de sélection génétique visent notamment à identifier des souches plus résistantes aux variations de température, tandis que la vaccination contribue à renforcer la résistance des poissons aux pathologies qui se développent plus facilement dans des eaux chaudes.
La gestion quotidienne de l'élevage joue aussi un rôle déterminant : les exploitants assurent un suivi permanent des conditions climatiques et de la qualité de l'eau afin d'adapter leurs pratiques en temps réel. L'alimentation est ajustée en fonction des températures observées, voire interrompue lors des périodes les plus critiques. La maximisation du renouvellement et de la circulation de l'eau permet de maintenir des conditions d'oxygénation optimales. 
D'autres solutions se développent, comme le recours aux ombrières photovoltaïques, qui contribuent à limiter l’élévation de la température de l’eau et à réduire le stress des poissons.

Ces mesures témoignent de la capacité d'adaptation d'un secteur confronté à des conditions de production de plus en plus exigeantes. Elles mobilisent cependant des ressources humaines, techniques et financières importantes. 
Malgré ces efforts, le risque ne peut être totalement maîtrisé. L'assurance intervient alors comme un filet de sécurité complémentaire, destiné à protéger l'équilibre économique de l'exploitation lorsque survient un événement majeur.

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AquaSecure : préserver la viabilité économique des exploitations

Lorsqu’un épisode climatique extrême survient, la robustesse du programme d’assurance devient un facteur déterminant pour préserver l’équilibre économique de l’exploitation.
Le contrat AquaSecure couvre la mortalité des cheptels consécutive à des événements climatiques, notamment lorsqu’un réchauffement exceptionnel de l’eau affecte les conditions d’élevage. Il peut également prévoir une indemnisation complémentaire pour les frais de transport, d’équarrissage ou de désinfection consécutifs à un sinistre.
Au-delà des pertes directes liées aux poissons, une canicule peut fragiliser durablement l’activité d’une exploitation en compromettant plusieurs années d’investissement, de travail et de charges engagées.

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C'est dans ce contexte qu’une garantie « Perte d’exploitation » prend tout son sens. Son objectif n'est pas uniquement de couvrir les pertes liées au cheptel, mais aussi d'atténuer les conséquences financières d'un sinistre sur l'activité. 
Une couverture d'assurance adaptée et personnalisée constitue ainsi un levier essentiel pour préserver la pérennité de l'exploitation face à la multiplication des épisodes climatiques extrêmes.