Travaux souterrains : maîtriser l’étanchéité et le risque assurantiel
Entre défis techniques et complexité assurantielle
Les travaux d’étanchéité en souterrain figurent parmi les domaines les plus sensibles du génie civil. Par leur nature même – ouvrages enterrés, pressions d’eau importantes, conditions de mise en œuvre complexes – ils exposent entreprises, concepteurs et maîtres d’ouvrage à un ensemble de risques techniques, juridiques et assurantiels d’une complexité rare.
Si la technique progresse et continue d’innover en permanence, l’adaptation du marché de l’assurance ainsi que la compréhension des mécanismes de garantie restent, quant à elles, encore très complexes pour de tels projets et métiers.
C’est dans ce contexte que nos experts Howden interviennent régulièrement auprès des instances du secteur, comme récemment devant le GT9 de l’AFTES (Association Française des Tunnels et de l’Espace Souterrain), afin d’éclairer les professionnels sur ces enjeux déterminants, en s’appuyant sur son expérience nationale et internationale acquise sur de grands projets.
Un enjeu majeur : les travaux en profondeur, sous pression et de longue portée
Les ouvrages souterrains de grande profondeur, soumis à des pressions hydrostatiques élevées et à des contraintes géotechniques extrêmes, représentent un défi technique et assurantiel important.
Ces projets, souvent réalisés en milieu urbain dense ou en zones sensibles, nécessitent des solutions innovantes pour garantir l’étanchéité et la stabilité des structures.
La moindre défaillance peut entraîner des sinistres d’une ampleur considérable, tant sur le plan financier que sur celui de la sécurité.

Un marché d’assurance peu friand de ces risques
Le marché de l’assurance se montre particulièrement réticent à couvrir ces opérations, notamment en matière de responsabilité civile décennale.
Les ouvrages enterrés, par leur nature, sont soumis à un risque fort, ce qui accentue la prudence des assureurs.
S’agissant de garanties non obligatoires légalement, les exclusions sont fréquentes, les plafonds limités, et les conditions souvent restrictives.
Pour les garanties pendant travaux (Tous Risques Chantier ou TRC), les montages deviennent complexes, impliquant un nombre élevé d’assureurs et de réassureurs pour répartir le risque sur des projets dont les budgets se chiffrent en centaines de millions d’euros.

La technicité du courtier : un facteur clé de succès
Les études menées sur les grands projets révèlent que, même bien construite, l’assurance ne permet de transférer concrètement qu’environ un tiers du risque global. Le reste repose sur la qualité technique, la gestion contractuelle, l’anticipation des interfaces et la compréhension des obligations légales.
Face à cette complexité, être accompagné par un courtier expert dans le domaine est essentiel. Son rôle ne se limite pas à la négociation tarifaire. Il doit démontrer une technicité pointue pour :
- Convaincre les assureurs d’accepter des risques atypiques en argumentant sur la qualité des procédés, des contrôles et des dispositifs de sécurité
- Structurer des montages complexes, associant plusieurs assureurs et réassureurs, afin de sécuriser les garanties pendant travaux et en phase d’exploitation.
- Adapter les polices aux spécificités du projet (clauses sur pompage, drainage, monitoring, etc.).
- Garantir la cohérence entre obligations légales, attentes contractuelles et réalités techniques.
Cette expertise est indispensable pour obtenir une écoute des assureurs, identifier et réduire les zones de non-couverture qui pourraient mettre en péril la viabilité financière du projet.


