Accompagner les salariés parents : un investissement stratégique pour votre politique sociale
L’organisation du travail et les attentes des salariés évoluent
La pandémie de COVID-19 et ses confinements, mais aussi les aspirations des millenials et l’arrivée de la génération Z dans le monde du travail ont accéléré cette transformation.
Parmi les souhaits exprimés par les collaborateurs, on retrouve entre autres : un meilleur équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle, plus de flexibilité au travail, l’égalité entre les hommes et les femmes mais aussi la prise en compte de l’individu… notamment en tant que parent.
Certains salariés n’hésitent plus à aller les chercher ailleurs quand ils ne les trouvent pas au quotidien. Pourtant les entreprises ont un rôle à jouer pour les accompagner. Les enjeux sont multiples et cruciaux : bien-être au travail, marque employeur, rentabilité, réduction de l’absentéisme et du turnover… Quelles sont les attentes des collaborateurs-parents et comment y répondre efficacement ?

Les parents, des salariés pas tout à fait comme les autres ?
C’est une réalité : 83% des salariés âgés de 25 à 49 ans sont parents. Le taux d’activité des femmes de cette tranche d’âge est de 84,7% en 2024 et les hommes s’investissent de plus en plus dans l’éducation de leurs enfants.
Dans une société où les injonctions à être de bons parents sont aussi fortes que celles poussant à réussir sa carrière, il est évident que les préoccupations des salariés-parents impactent leur travail. D’autant que la parentalité ne se résume pas simplement au fait d’élever un enfant : les problématiques autour de la fertilité, de l’adoption, des congés parentaux ou encore du handicap impactent les salariés-parents.
En devenant parents, les collaborateurs voient leur vie changer du jour au lendemain. Sans surprise, ce nouveau statut va transformer leurs habitudes, leur organisation quotidienne mais aussi leur rapport au travail et leur carrière.
Cela commence dès le congé maternité, pas toujours bien anticipé dans les entreprises. La quasi-totalité des salariées le prennent malgré tout, contre 71% des pères. La reprise du travail est souvent complexe pour les mères, la moitié des femmes cadres la juge même difficile. Souvent peu anticipée, la réintégration au sein de l’équipe et la reprise des dossiers s’effectuent à la va-vite. Or, ce n’est pas tout à fait la même personne qui reprend son poste. Sa vie a changé, son quotidien s’articule désormais autour de bébé et de ses besoins, de jour comme de nuit. De nouveaux impératifs s’imposent : trouver un mode de garde (un défi dans certaines régions), gérer le stress de cette nouvelle vie et la fatigue au quotidien, se dégager du temps de qualité avec l’enfant tout en étant suffisamment présent au travail pour ne pas paraître désengagé(e)…
Ces exigences du statut de parent évoluent avec l’âge des enfants, mais ne disparaissent pas. L’école et les devoirs succèdent à la crèche, les activités extra-scolaires occupent les soirées et les mercredis, et chaque âge de l’enfance ou de l’adolescence nécessite un accompagnement particulier de la part des parents. Notamment si l’enfant nécessite un suivi particulier, à cause d’un handicap par exemple.
Comment gérer de front vie de famille et carrière ?
Lorsqu’on les interroge sur leur rapport au travail et leur ressenti depuis qu’ils sont devenus parents, les salariés sont très honnêtes :
61% d'entre eux
déclarent rencontrer des difficultés à concilier travail et responsabilités familiales.77% des femmes et 68% des hommes
estiment que la parentalité n’est pas assez prise en compte dans l’organisation du travail.89%
estiment que c’est à l’entreprise d’agir en faveur de l’équilibre famille-travail.73% des parents
ont rencontré des difficultés de conciliation vie pro/famille au cours de l’année écoulée.63,5%
ont envisagé de changer d’entreprise pour un poste leur apportant un meilleure équilibre vie pro/vie perso.
Le constat est clair : le quotidien de parent n’est pas facile à accorder avec un travail à temps plein. C’est pourquoi il est primordial d’accompagner les salariés concernés et de prendre en compte leurs impératifs. Si l’employeur n’est évidemment pas responsable de la vie de famille de ses collaborateurs et de ses conséquences, il en subit les effets directement.
Une conciliation travail-parentalité difficile, des conséquences très concrètes pour les entreprises
Les impacts au travail sont multiples et touchent autant à la performance RH qu’à la productivité des organisations :
Un risque accru d’absentéisme et de désengagement
- Concilier ses horaires de travail et celles du mode de garde ou de l’école, être performant(e) au travail après une nuit hachée, se concentrer sur ses tâches tout en sachant son enfant malade… Les salariés-parents sont plus touchés par le stress que la moyenne. Cette anxiété quotidienne peut conduire à des situations de désengagement, d’épuisement, voire de burn-out. Un collaborateur désengagé est moins productif et coûte presque 15 000 euros par an à son entreprise. Il sera plus sujet aux absences et finira par quitter l’entreprise, entraînant des coûts supplémentaires de remplacement.
- Un autre angle de cette conciliation complexe est l’interruption du travail quand la présence de l’un des parents est requise auprès de l’enfant. On estime que 30% des absences au travail s’expliquent par un défaut de mode de garde pour de jeunes enfants. 42% des salariés-parents déclarent avoir dû interrompre leur travail lors du dernier imprévu lié à leurs enfants et 17% ont posé un congé/RTT de dernière minute pour gérer la situation.
Précisons également que si l’absentéisme augmente avec le nombre d’enfants, il se répercute plus durement sur les mères, toujours plus sollicitées que les pères. Les absences et la démotivation affectent la productivité du collaborateur, mais aussi le climat social de l’équipe concernée dont le fonctionnement est perturbé et la charge de travail alourdie.
La prise en compte des contraintes des salariés-parents est un bon moyen de les (re)motiver au quotidien mais aussi de générer reconnaissance et bien-être au travail, propices à une meilleure performance, moins d’absences et un turnover réduit.
Attirer et fidéliser les générations Y et Z
En 2025, 50,1% des projets d’embauche sont jugés difficiles par les entreprises. Dans ce contexte de guerre des talents, les salariés n’envisagent plus de faire carrière dans une seule entreprise et n’hésitent pas à choisir leurs employeurs sur de nouveaux critères, au-delà de la fiche de poste et du salaire.
C’est plus particulièrement le cas de la génération Y, née entre 1980 et 1996, concernée actuellement (et dans les prochaines années) par les problématiques de parentalité.
Cette génération, aussi appelée millenials, est très sensible à l’équilibre vie privée – vie professionnelle. Considérée comme plus « volatile » que les générations précédentes, elle attend davantage de son employeur que ses aînés : authenticité, engagement social, personnalisation de la relation, sens au travail et flexibilité. C’est au sein de cette tranche d’âge, également marquée par de fortes ambitions de carrière, que sont recrutés les talents d’aujourd’hui et de demain.
Auprès des « millenials », la marque employeur est un argument différenciant de poids. L’image véhiculée par l’entreprise, reflet de ses valeurs et des politiques RH en place, va les convaincre de rejoindre l’entreprise et les accompagnera sur la durée. La parentalité est un volet indispensable des politiques RH pour s’adresser à cette cible qui constituera 75% de la population active en 2030, pour qui le bien-être au travail est aussi important que l’évolution de carrière et l’équilibre travail-vie privée n’est pas seulement un souhait, mais un critère de choix de poste.
Une tendance que l’on retrouve aussi chez la génération Z (née entre 1997 et 2010) qui attend également de son employeur un engagement fort et de la flexibilité.
La parité, un enjeu RH incontournable pour toutes les entreprises
Les pères investissent de plus en plus leur paternité et s’impliquent davantage dans l’éducation de leurs enfants que les générations précédentes. Les mères restent néanmoins le parent « référent » et sont plus impactées au quotidien par les problèmes de garde, d’enfant malade etc. ce qui les amène à faire des choix pénalisants pour leur carrière et leur rémunération :
Réduction du temps de travail
26,9% des femmes réduisent ou arrêtent leur activité professionnelle après avoir eu un enfant contre seulement 6,2% des pères
Reconversion professionnelle contrainte
Vers un poste ou un métier plus pratique au quotidien (localisation, horaires) mais souvent synonyme de baisse de revenus.
L’accompagnement de la parentalité au travail s’inscrit donc dans une politique active d’égalité des chances entre les hommes et les femmes. Permettre aux mères de rester à leur poste, d’évoluer et mieux vivre leur quotidien favorise la mixité et le développement de leurs carrières vers des postes avec plus de responsabilités. C’est un facteur de rétention fort, tout particulièrement dans des secteurs qui peinent à recruter, ou très féminisés comme le médico-social, la banque-assurance ou la propreté.
Nos solutions pour une meilleure conciliation parentalité/travail
Les besoins des salariés en matière de parentalité dépendent de leur situation personnelle (couple, parent seul, etc.) et de l’âge des enfants.
Chez Howden, nous contribuons à la politique de parentalité de nos clients en intégrant à 2 niveaux des dispositifs spécifiques :
- Par la co-construction de contrats santé et prévoyance avec les Ressources Humaines, afin de proposer des garanties adaptées aux besoins des salariés et aux problématiques de l’entreprise et de son secteur ;
- Par des services complémentaires aux contrats santé et prévoyance, proposés par nos partenaires.
Les services complémentaires sont proposés par nos partenaires assureurs ou par des prestataires sélectionnés par Howden. Ces services ne sont pas toujours liés au contrat et peuvent être sélectionnés « à la carte » selon les objectifs et le budget de l’entreprise. Ils sont une bonne opportunité d’apporter des avantages supplémentaires aux salariés, sur un éventail de problématiques (prévention, maladies redoutées, aidants, parentalité…). Nos experts sont à votre écoute pour vous proposer des services personnalisés tout en préservant votre budget grâce à des solutions de financement ingénieuses.

La synergie entre le contrat Santé – Prévoyance et les services est avantageuse pour toutes les entreprises :
- C’est une première étape actionnable rapidement, à un coût négocié par votre courtier. Elle permettra d’évaluer l’accueil des salariés-parents sur ces mesures, pour en proposer de nouvelles par la suite.
- Les collaborateurs sont déjà familiarisés avec leur gestionnaire et les outils mis à disposition pour gérer leur contrat santé. Cela facilite la communication interne et l’accès à ces nouveaux avantages.
- Dans un contexte où les garanties des régimes frais de santé deviennent moins différenciées à cause du 100% santé et du « contrat responsable », ces services complètent la politique sociale de l’entreprise et participent à la différenciation du package d’avantages sociaux.
- Un même service additionnel peut bénéficier à tous les parents quel que soit l'âge de leurs enfants, mais aussi à tous les salariés de l'entreprise (téléconsultation, conciergerie médicale, etc.).